Dec 03 2008
∞
“
Neige
Je porte ici mes mots au froid de ton silence
Loin d’une plage blonde où déferlait ma veine
Que se perde à jamais le froid de son absence
Au creux des vagues blanches où j’engloutis ma peine
Neige
Balayée par les vents comme sont les romances
Sitôt nées d’un sonnet, creuset des mots d’ébène,
Sitôt mises au boisseau sous des ciels de Valence
En des naufrages feu comme dernière scène
Tombés sous les assauts d’une seule blessure
Moins la proie d’un harfang que de son âme pure
Que soient posés mes vers au tombeau du grand nord
Quand le soir aura peint son unique lumière
En méandres si lents qu’on la dirait rivière
Que s’endorme mon cœur au doux des glaces d’or
— Jocsim